La tentation est parfois grande pour les enquêteurs de viser directement le journaliste afin d’obtenir une information ou le nom d’une personne puisque celui-ci, par définition, en détient beaucoup. On ne saurait que trop le mettre en garde : confronté à une évolution de son métier qui l’oblige à être “connecté” et à travailler désormais le plus souvent loin de ses sources, le journaliste se trouve ainsi dans une position extrêmement fragile, ces moyens de communication laissant par définition des traces.
Enfin, il ne faut pas oublier que le journaliste est en position de faiblesse vis-à-vis de sa source : il lui doit quelque chose. S’il perd sa confiance, il perd celui qui lui fournit la matière lui permettant d’assurer sa mission d’information. Au final, on est en droit de se demander si l’abus de faiblesse est bien là où on le pensait…
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